Pôle Socio-professionnel

Le pôle Socio-professionnel regroupe les ESAT, où le travail devient un média d’accompagnement. Ici, pas de cadence ni d’usine : on accompagne chaque personne dans la construction de compétences, de postures professionnelles, et parfois dans un parcours vers l’emploi ordinaire.

Ce que nous faisons

Le Pôle Socio-professionnel accompagne des adultes en situation de handicap mental dans leur parcours d’accès, de maintien ou de retour vers le travail.
Pour certains, c’est une première expérience professionnelle. Pour d’autres, une reprise progressive après une rupture de parcours. Pour d’autres encore, un environnement stable pour finir leur carrière à leur rythme.

Notre mission : leur permettre de développer des compétences, de trouver une place, de s’épanouir dans le travail — sans pression, mais avec exigence et bienveillance.

Ce que nous proposons

L’accompagnement se fait au sein des ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail) de l’ETAI, dans plusieurs ateliers de production : conditionnement, blanchisserie, peinture, espaces verts.

Certaines personnes sont également progressivement mises à disposition dans des entreprises ordinaires, selon leur projet. D’autres bénéficient de formations de base (lecture, écriture, mobilité, savoir-être, etc) pour renforcer leurs compétences et gagner en autonomie.

Chaque travailleur a un projet personnalisé qui est suivi, ajusté, enrichi chaque année, selon ses envies et ses possibilités. Certains poursuivent jusqu’à un emploi en milieu ordinaire ; d’autres choisissent de rester en ESAT durablement.

Comment nous accompagnons

Ce qui fait la force du pôle, c’est la combinaison d’un cadre professionnel structuré et d’un accompagnement humain étroit et attentif.

Chaque travailleur est accompagné par :

un moniteur de production,

un ou une éducatrice spécialisée référente,

une équipe de direction stable et accessible.

Des grilles de compétences permettent de suivre les progrès très finement, et d’ajuster les tâches à chaque personne. Le mot d’ordre : progresser à son rythme, dans la confiance.

L’environnement est bienveillant, stimulant, respectueux. Les équipes valorisent les réussites, aussi simples soient-elles. Elles écoutent, forment, encouragent, encadrent, toujours avec exigence et chaleur humaine.

Et ce travail porte ses fruits : des productions de plus en plus variées, de nouveaux clients, de vraies réussites professionnelles… et une vraie fierté partagée.

Faq

Qu’est-ce qu’un ESAT ?

Un Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) est une structure médico-sociale qui permet à des adultes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé.

Les ESAT s’inscrivent dans une double mission : favoriser l’autonomie et l’insertion professionnelle, tout en garantissant un soutien médico-social adapté aux besoins de chaque personne.

Au sein du pôle socio-professionnel de l’ETAI, les ESAT Jacques-Henry et Les Ateliers de l’ETAI offrent un cadre de travail structuré, bienveillant et porteur de sens, où la production est toujours mise au service de l’épanouissement des travailleurs.

À la différence d’une entreprise classique, un ESAT ne recherche pas d’abord la rentabilité : sa mission première est de permettre à des adultes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle dans un cadre adapté, sécurisant et accompagnant.

 

L’activité économique y est bien réelle, et le chiffre d’affaires reste un repère important parce qu’il soutient la vie des ateliers, la qualité des prestations et le développement de projets. En revanche, il n’y a pas de cadence imposée. Le travail s’organise de façon à respecter les capacités de chacun, avec des rythmes ajustés et évolutifs.

 Les moniteurs d’atelier et les professionnels de l’accompagnement adaptent les postes, les consignes et les missions pour permettre à chaque travailleur de progresser, de gagner en autonomie et de se sentir valorisé, sans pression de performance standardisée.

Un salarié et un travailleur en ESAT exercent tous les deux une activité professionnelle, mais ils ne relèvent pas du même cadre juridique, ni du même type de relation avec la structure.

 

Le salarié est lié à son employeur par un contrat de travail et relève principalement du Code du travail. Cela implique un lien de subordination, un salaire au sens classique (avec fiche de paie), et l’ensemble des règles habituelles du monde de l’entreprise : durée du travail, discipline, représentation, rupture du contrat, etc.

 

Le travailleur en ESAT, lui, n’est pas salarié de l’établissement au sens juridique. Il est accueilli dans une structure médico-sociale et relève du Code de l’action sociale et des familles (CASF). Son parcours est encadré par un contrat d’accompagnement par le travail, qui formalise non seulement l’activité professionnelle, mais aussi les soutiens prévus, les adaptations, et le cadre d’accompagnement tout au long du parcours.

 

La différence se retrouve également dans la rémunération : un salarié perçoit un salaire défini par un contrat de travail, tandis qu’en ESAT, la personne bénéficie d’une rémunération garantie, pensée pour reconnaître l’engagement au travail tout en tenant compte du statut spécifique et de l’accompagnement médico-social associé.

 

Cela dit, il est important de souligner que le statut du travailleur en ESAT évolue : depuis plusieurs années, et plus encore avec la dynamique de transformation des ESAT, les droits et garanties se rapprochent progressivement de ceux du salariat. L’objectif est clair : renforcer la reconnaissance du travail, soutenir les parcours, et permettre une inclusion plus fluide, tout en conservant ce qui fait la spécificité de l’ESAT, à savoir un travail réellement exercé, mais accompagné et adapté.

Un ESAT s’adresse à des personnes en situation de handicap qui souhaitent exercer une activité professionnelle, mais qui ont besoin d’un cadre de travail adapté et d’un soutien médicosocial pour sécuriser leur parcours. Concrètement, il concerne des personnes dont l’autonomie ne permet pas, à ce stade, de travailler en milieu ordinaire ou en entreprise adaptée dans de bonnes conditions.

 

L’accès se fait sur orientation de la MDPH, via la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, qui décide d’une orientation en ESAT et prévoit une période d’essai de 3 mois renouvelable. En principe, l’admission concerne des adultes à partir de 20 ans, avec une possibilité d’accueil dès 16 ans à titre exceptionnel.

 

Enfin, l’orientation en ESAT vaut reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, et elle s’appuie sur l’évaluation des besoins de soutien et des capacités de travail, l’objectif étant de proposer un environnement où la personne peut travailler, progresser et se projeter dans un parcours, y compris vers des passerelles avec le milieu ordinaire lorsque c’est pertinent.

L’orientation vers un ESAT passe par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui est le guichet unique pour déposer une demande liée au handicap. Après évaluation de la situation et des besoins, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peut notifier une orientation en ESAT. Cette décision d’orientation vaut également reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

 

Concrètement, une fois la notification obtenue, la personne (ou son représentant légal) prend contact avec l’ESAT pour engager la démarche d’admission. Il est important de préciser que l’orientation MDPH est une condition d’accès, mais que l’admission dépend ensuite de la compatibilité du projet, des besoins d’accompagnement et des places disponibles dans l’établissement.

Oui. Dans une démarche respectueuse et sécurisante, la visite est généralement encouragée. Elle permet de découvrir les ateliers, de comprendre le fonctionnement, de rencontrer des professionnels, et surtout de se projeter concrètement. C’est aussi un moment utile pour poser des questions très simples, celles qui comptent vraiment quand on s’apprête à franchir une étape de vie.

 

Selon les situations, une période de découverte ou une immersion peut être proposée afin de confirmer l’adéquation entre les attentes de la personne et ce que l’ESAT peut offrir en termes d’activité et d’accompagnement.

Oui, et c’est même une orientation forte des politiques publiques récentes : l’ESAT n’est pas une voie “fermée”, mais un cadre de travail qui peut aussi préparer des passerelles vers le milieu ordinaire, quand c’est souhaité et réaliste pour la personne.

 

Dans un premier temps, il est possible de passer par une Période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP). C’est une immersion courte qui permet de découvrir un métier, confirmer un projet, ou tester un environnement de travail, encadré par une convention.

 

Si l’expérience est concluante, l’étape suivante peut être la mise à disposition : la personne reste rattachée à l’ESAT, tout en exerçant une activité en milieu ordinaire, avec un cadre formalisé et un accompagnement maintenu. Le ministère du Travail rappelle que, lorsqu’il s’agit d’une mise à disposition individuelle, la durée est en principe limitée à deux ans, et qu’une prolongation au-delà nécessite l’accord de la CDAPH.

 

Enfin, lorsque le projet aboutit à un contrat de travail salarié en entreprise la sortie vers le milieu ordinaire peut être sécurisée par une convention d’appui. Cette convention organise concrètement l’accompagnement du salarié et de l’employeur pendant la prise de poste, dans le cadre du « parcours renforcé en emploi », pour une durée allant d’un à trois ans.

Pour intégrer un ESAT, le parcours se construit toujours de manière progressive, avec une logique simple : faire connaissance, découvrir concrètement le fonctionnement en atelier, puis décider de la suite sur la base d’un bilan partagé. Selon la situation de la personne, trois voies d’entrée sont possibles.

 

La première possibilité est la mise en situation professionnelle en ESAT, appelée MISPE. Elle peut être demandée avec ou sans notification d’orientation ESAT. Concrètement, la personne ou un partenaire prend contact avec l’ESAT, un entretien de présentation et une visite sont proposés, puis une période d’immersion est organisée en atelier. Cette immersion permet de vérifier l’adéquation entre le projet de la personne, ses besoins d’accompagnement et le cadre de travail proposé.

 

La deuxième possibilité concerne les jeunes issus d’un Institut médico éducatif ou d’un Institut médico professionnel. Dans ce cas, la démarche se fait en lien étroit avec l’établissement d’origine et, lorsque c’est utile, avec la famille ou le représentant légal. Après un temps de rencontre et une visite, un ou plusieurs stages sont mis en place afin de vérifier que l’ESAT correspond bien au projet du jeune, et que les conditions d’accueil et d’accompagnement sont ajustées.

 

La troisième possibilité correspond à une mobilité entre ESAT. Elle s’adresse à une personne déjà accompagnée qui souhaite découvrir un autre établissement, un autre atelier ou affiner son orientation. Là encore, l’outil principal est l’immersion en situation réelle, pour tester sereinement un nouvel environnement et sécuriser la suite du parcours.

 

Pour ces trois cas, lorsque la période de découverte est concluante et que les conditions administratives sont réunies, un stage d’admission peut être proposé. L’équipe pluridisciplinaire croise alors ses observations et statue sur l’entrée, puis l’arrivée est planifiée et le parcours est formalisé.

Après le stage d’admission, la décision d’admission est prise de manière collégiale, afin de garantir un accueil à la fois réaliste, sécurisant et cohérent avec le projet de la personne. Concrètement, l’avis est construit à partir des observations réalisées pendant l’immersion, puis partagé entre la cheffe de service production, la cheffe de service socio-éducatif, le moniteur d’atelier, la référente éducative, et enfin validé par le directeur de l’établissement.

 

Cette organisation permet de croiser les regards. Elle évite une décision « sur dossier » uniquement, en s’appuyant sur du vécu en atelier, sur l’évaluation des besoins d’accompagnement, et sur la capacité de l’ESAT à proposer un cadre de travail adapté. C’est aussi une façon de respecter la personne : on prend le temps de vérifier que l’environnement, l’activité et les soutiens proposés correspondent réellement à ce dont elle a besoin pour progresser et s’épanouir.

La période d’essai se déroule sous la forme d’une immersion en atelier, dans des conditions proches de la réalité du travail, mais avec un cadre particulièrement attentif. Elle dure trois mois et constitue une véritable période d’essai : elle permet à la personne de découvrir concrètement l’ESAT, et à l’équipe d’évaluer si l’accueil est adapté et durable. Si le besoin s’en fait ressentir, elle peut être renouvelée, afin de laisser le temps nécessaire à une évaluation juste et à un ajustement des conditions d’accueil.

 

Pendant ces trois mois, l’objectif n’est pas de “tester la performance”, mais de repérer ce qui compte dans un quotidien professionnel : la ponctualité, la compréhension des consignes, la capacité à travailler en collectif, la relation aux encadrants, la régularité, l’attention, et la manière de réagir face à une difficulté ou à une nouveauté.

 

Cette période sert aussi à apprécier le potentiel de progression. Elle permet de confirmer si les compétences sociales et professionnelles nécessaires peuvent se consolider, et si une montée en compétences est possible à moyen terme, avec des missions ajustées, un rythme adapté et l’accompagnement approprié.

 

À l’issue de la période d’essai, les observations de l’équipe donnent lieu à la construction d’un projet personnalisé, qui accompagnera la personne tout au long de son parcours en ESAT. Ce projet fixe des objectifs concrets et évolutifs, ajustés à ses besoins, à ses capacités et à ses aspirations : apprentissages professionnels, autonomie, posture au travail, participation à la vie collective, et, lorsque c’est pertinent, préparation de passerelles vers le milieu ordinaire

Pour finaliser une admission, le document le plus important est le DUDA.

Le DUDA est le dossier unique d’admission : c’est un document qui regroupe les informations essentielles pour organiser l’accueil dès le début, dans de bonnes conditions. Il permet notamment de formaliser les éléments nécessaires au suivi administratif et à l’accompagnement, ainsi que les autorisations utiles au quotidien (par exemple pour les contacts, la transmission d’informations aux partenaires lorsque c’est nécessaire, ou certaines démarches liées à la vie de l’établissement). En clair, c’est le document qui “met en place le cadre” et sécurise le démarrage du parcours.

 

À ce DUDA viennent s’ajouter les pièces administratives indispensables : une copie de votre pièce d’identité, un relevé d’identité bancaire à votre nom, l’attestation de carte Vitale, ainsi que la notification CDAPH d’orientation en ESAT en cours de validité. Selon votre situation, il peut aussi être demandé la notification CDAPH liée à l’allocation aux adultes handicapés, ainsi qu’un document de la Caisse d’allocations familiales indiquant votre numéro d’allocataire.

 

Enfin, lorsque cela s’applique, l’ESAT peut demander une copie de la carte mobilité inclusion et, si une mesure de protection est en place, le jugement de tutelle ou de curatelle. L’équipe vous accompagne étape par étape pour compléter le dossier sereinement.

Une journée à l’ESAT suit un rythme proche de celui d’un cadre professionnel, avec des repères stables qui sécurisent le quotidien. Le matin, les travailleurs arrivent et rejoignent leur atelier à 8h15. Ils prennent connaissance des consignes, s’installent sur leur poste, puis démarrent l’activité. La journée alterne temps de travail et temps de pause, avec deux pauses de 15 minutes, l’une le matin et l’autre l’après-midi. Le midi, une pause de 45 minutes permet de se restaurer et de souffler, avant la reprise des activités l’après-midi selon l’organisation de l’établissement.

 

Les missions peuvent se dérouler en atelier ou sur site, selon les activités. Tout au long de la journée, l’encadrement veille à ce que les objectifs soient clairs, les tâches compréhensibles et le rythme adapté à chacun, afin de favoriser la progression, sans pression de performance.

 

À la différence d’un salarié en entreprise classique, le temps de présence est organisé sur une base de 34 heure hebdomadaire, ce qui permet de préserver un équilibre durable entre activité professionnelle, fatigabilité et accompagnement.

Les deux ! Les travailleurs sont accompagnés au quotidien par les moniteurs d’atelier, qui encadrent l’activité professionnelle, transmettent les gestes, sécurisent les méthodes de travail et soutiennent la montée en compétences, au plus près du terrain.

 

En parallèle, l’ESAT s’appuie sur une équipe socio-éducative, avec notamment des éducatrices spécialisées qui assurent le rôle de référentes éducatives. Elles accompagnent les dimensions de parcours, d’autonomie, de vie sociale et de projet, en lien avec la personne et, lorsque c’est pertinent, avec ses partenaires.

 

Cette complémentarité est essentielle : elle évite de dissocier la personne de son environnement de travail. À l’ESAT, on accompagne à la fois le professionnel en construction et la personne dans son parcours.

Oui, les travailleurs perçoivent une rémunération, mais on ne parle pas de salaire au sens du Code du travail. En ESAT, la personne est rémunérée dans le cadre du Code de l’action sociale et des familles, avec une rémunération garantie versée chaque mois, en général à la fin du mois, sur son compte bancaire ou postal. Cette rémunération ne peut pas être inférieure, à ce jour, à 56 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance. Elle est composée d’une part financée directement par l’ESAT (au moins 6 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance) et d’une part financée par l’État via l’aide au poste (environ 50 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance). Si la personne travaille à temps partiel, la rémunération est ajustée proportionnellement. Source : document interne “Les formalités administratives, les modalités de rémunération” (support transmis).

 

Prenons un exemple simple, celui d’une personne qui vit seule et travaille à temps complet en ESAT. Elle percevra chaque mois cette rémunération garantie, calculée en pourcentage du SMIC. Selon sa situation et ses ressources, elle peut aussi avoir droit, en complément, à une allocation aux adultes handicapés, versée par la Caisse d’allocations familiales, dont le montant dépend notamment des revenus pris en compte au niveau fiscal.

Les soutiens proposés en ESAT sont pensés pour renforcer l’autonomie, sécuriser le parcours et permettre à chacun d’avancer avec des repères solides, dans et en dehors du travail. Ils prennent des formes concrètes, ajustées aux besoins de la personne.

 

Des temps dédiés peuvent être organisés autour de la retraite, afin d’anticiper cette étape et de préparer la transition de manière sereine. Un accompagnement est également proposé sur la gestion du budget, pour apprendre à mieux organiser ses dépenses, se repérer dans les priorités et gagner en autonomie au quotidien.

 

L’ESAT peut aussi soutenir les personnes dans leurs démarches administratives, notamment en lien avec la sécurité sociale et les différents organismes : comprendre un courrier, constituer un dossier, rassembler des pièces, ou être orienté vers le bon interlocuteur.

 

Des ateliers de savoirs de base peuvent être proposés lorsque cela est utile, pour renforcer la compréhension, la lecture de consignes, le repérage et les apprentissages du quotidien.

 

Enfin, des actions régulières sont menées autour de l’hygiène et de la sécurité au travail, afin de préserver la santé de chacun et d’ancrer les bonnes pratiques.

 

Et plein d’autres…

La participation des travailleurs n’est pas un “plus” : c’est une manière de faire vivre l’ESAT au quotidien, en reconnaissant chaque personne comme acteur de sa vie et de son parcours. Elle s’organise d’abord à travers le Conseil de la Vie Sociale (CVS). Ce temps collectif permet aux travailleurs, avec leurs représentants, d’exprimer ce qui fonctionne, ce qui peut être amélioré, et ce qui mérite d’être discuté : conditions de travail, organisation des ateliers, vie quotidienne dans l’établissement, projets à venir, règles de vie, activités, qualité de l’accueil. Le CVS n’est pas un simple espace d’information : c’est un lieu de dialogue, où les avis sont entendus et où des propositions peuvent émerger.

 

Cette participation se poursuit aussi dans des formats plus proches du terrain. Selon les besoins, l’ESAT peut mettre en place des commissions ou groupes de travail dédiés à des sujets concrets : hygiène et sécurité, amélioration des ateliers, qualité de vie au travail, restauration, organisation des temps collectifs, projets solidaires ou événements. Ces espaces permettent d’impliquer des personnes qui n’osent pas toujours prendre la parole en grand groupe, et de transformer des remarques du quotidien en actions utiles.

Oui, dans la mesure où cela correspond au souhait de la personne et au cadre légal, les familles ou représentants légaux peuvent être associés. Ils peuvent être sollicités lors des étapes importantes du parcours, notamment lors de l’entrée, des bilans, ou lorsqu’un ajustement est nécessaire. L’objectif est de travailler en confiance, avec une communication claire, tout en respectant la place de la personne accompagnée, son autonomie et sa confidentialité.

L’ESAT Jacques-Henry propose plusieurs activités professionnelles, menées en ateliers et, pour certaines, directement sur site. Elles couvrent des besoins variés, tout en restant accessibles et évolutives pour les travailleurs.

Le conditionnement industriel regroupe des tâches de montage simple, mise sous sachet, mise en étui, collage, étiquetage, constitution de lots, comptage et contrôle visuel. Selon les demandes, des opérations de tri et de vérification peuvent être ajoutées pour garantir la conformité.

 La préparation de commandes s’appuie sur des tâches de picking, tri par référence, constitution de colis, mise en carton, étiquetage, préparation des palettes, et vérification avant expédition. Cette activité mobilise aussi des repères d’organisation et de rigueur, essentiels pour la fiabilité des livraisons.

 

La blanchisserie professionnelle comprend la réception et l’identification du linge, le lavage, le séchage, le pliage, le repassage, la mise sous film, le rangement et la préparation des livraisons. Elle concerne aussi bien le linge plat que les serviettes et certains vêtements professionnels.

 Les activités de peinture en extérieur couvrent des chantiers de remise en état et de rafraîchissement, avec préparation des supports, protection des zones, application de peinture, finitions, et, selon les besoins, marquage au sol. Ces missions sont réalisées dans un cadre sécurisé, avec encadrement.

 L’activité entretien des locaux et des espaces communs, en développement, comprend des prestations de nettoyage de bureaux et de parties communes : dépoussiérage, aspiration, lavage des sols, entretien des sanitaires, gestion des consommables et remise en état simple.

 Ces activités variées permettent à chacun de trouver un poste adapté à ses compétences et à ses envies, tout en répondant de manière concrète et fiable aux besoins des clients et du territoire.

Les Ateliers de l’ETAI proposent des activités professionnelles réalisées en atelier et sur site, avec une organisation pensée pour garantir la qualité des prestations tout en restant adaptée aux capacités de chacun.

 

Le conditionnement industriel regroupe des tâches de montage simple, mise sous sachet, mise en étui, collage, étiquetage, constitution de lots, comptage et contrôle visuel. Selon les demandes, des opérations de tri et de vérification peuvent être ajoutées afin de garantir la conformité des produits et la fiabilité des livraisons.

 

Les espaces verts concernent des prestations réalisées en extérieur, sur des sites partenaires. Elles peuvent inclure la tonte, le débroussaillage, le ramassage des feuilles, le désherbage, l’entretien des massifs, la taille simple, ainsi que le nettoyage et la remise en état de zones extérieures. Ces interventions se font dans un cadre sécurisé, avec un encadrement présent, afin de concilier qualité de prestation, apprentissages et montée en autonomie.

 

Enfin, un projet de coursier de proximité est actuellement en développement. L’objectif est de proposer des missions de livraisons courtes et régulières, adaptées au territoire, tout en construisant des apprentissages utiles autour de l’orientation, de la ponctualité, de la relation de service et du respect des consignes.

 

Ces activités permettent à chacun de développer des compétences professionnelles valorisables, dans un cadre structurant et bienveillant, tout en répondant à des besoins concrets du territoire.

Oui. Les ESAT du pôle socio-professionnel travaillent avec une large diversité de clients : entreprises industrielles, collectivités, associations, bailleurs, commerces ou particuliers.

Les partenariats peuvent concerner des prestations ponctuelles ou des collaborations à long terme. L’objectif est toujours double : répondre à un besoin économique réel tout en favorisant l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Les ESAT de l’ETAI s’inscrivent pleinement dans la dynamique économique du territoire, en valorisant la qualité, la fiabilité et la proximité.

Si vous êtes intéressé, en tant que client, par l’une de nos prestations, vous pouvez nous contacter directement. Selon votre besoin, votre demande sera prise en charge soit par le directeur des activités de production, soit par les cheffes de service production des ESAT. Leurs coordonnées sont disponibles dans la rubrique Informations pratiques.

 

Quelles sont vos garanties en matière de qualité et de respect des délais ?

Les ESAT Jacques-Henry et Les Ateliers de l’ETAI sont engagés dans une démarche qualité structurée, certifié ISO 9001.

Chaque commande est suivie par un moniteur référent et par la cheffe de service production, qui veillent au respect des consignes, à la traçabilité des opérations et à la conformité du rendu.

Des contrôles réguliers, des fiches de suivi et des réunions de coordination permettent de garantir la qualité du travail, le respect des délais et la satisfaction du client, tout en maintenant un accompagnement adapté des travailleurs.

Oui. Certains ateliers développent des prestations directement sur site, notamment dans les domaines de l’entretien d’espaces verts, de la peinture et du petit entretien.

Les équipes se déplacent sur les sites des entreprises, des collectivités ou des bailleurs pour réaliser des missions planifiées, avec un encadrant présent pour assurer le bon déroulement du chantier.

Ces interventions sur site permettent de renforcer l’inclusion professionnelle et la visibilité du travail réalisé par les personnes en situation de handicap, tout en répondant à des besoins concrets du territoire.

Oui, et c’est même une priorité. Les ESAT cherchent à établir des relations de confiance sur le long terme, fondées sur la qualité des prestations et le respect mutuel.

De nombreux clients s’engagent dans des contrats récurrents ou des partenariats pluriannuels, notamment dans les domaines du conditionnement, de la logistique, du nettoyage ou de la peinture.

Au-delà de la prestation, ces collaborations participent pleinement à une démarche de responsabilité sociétale (RSE) et à la valorisation de l’emploi inclusif, en intégrant durablement les ESAT dans la vie économique locale.

Les établissements sont ouverts du lundi au jeudi de 8h à 16h30, et le vendredi de 8h15 à 12h.

Nous trouver

Le pôle Socio-professionnel de l’ETAI est implanté, via 2 ESAT, sur 2 sites du Val-de-Marne

ESAT Les Ateliers de l’ETAI

19, rue Carnot, 94800 Villejuif
Tel : 01 43 90 31 00
e-mail : preciosa.gast@etai.asso.fr

ESAT Jacques Henry

24, rue Henri Poincaré, 94400 Vitry-sur-Seine
Tel : 01 46 80 71 39
e-mail : preciosa.gast@etai.asso.fr